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J. DORRA : "NE JAMAIS IMPRIMER LE MÊME OBJET ME FASCINE"

Il y a quelques mois, Julien Dorra nous contactait pour un partenariat dans le cadre de la Fête du Code Créatif. L’idée : un atelier “Pouvoir du Cube” durant lequel les familles réalisaient une ville collective. Aujourd’hui, il nous parle de sa vision de la 3D, et de ses expérimentations techno-créatives.

Julien Dorra

D’où est venu votre intérêt pour l’impression 3D ?

Je suis au croisement de la création et de la technologie depuis… depuis l’enfance en fait ! Aujourd’hui j’anime des communautés qui s’appuient sur ce mélange : Museomix, ArtGame weekend, ADAMI Culture Experience Days. Alors bien sûr Arduino, Rep Rap, tout ça me parle. Avec l’impression 3D, on a vu des communautés d’ingénieurs, parfois des amateurs, abaisser le niveau d’accès à la technologie. C’était vraiment intéressant, j’ai suivi ça de très près car c’est une sorte de cas d’école de l’innovation ouverte. Cela nous a ouvert de nouvelles possibilités créatives.

Pourquoi avoir choisi Dagoma ?

Dagoma fait partie de ceux qui redéfinissent à nouveau, en 2016, ce qu’est l’impression 3D. Par le prix bien-sûr, mais pas seulement. Lorsque nous avons collaboré ensemble sur l’évènement au Centre Pompidou, ils ont été très réactifs. Et cette réactivité, ils la doivent à leur modèle : une machine de petite taille, pas chère, fiable, qui permet du coup de répondre à des demandes un peu folles. En l’occurrence, on avait besoin dans un délai assez court de dix imprimantes, une pour chaque ordinateur de l’atelier, et ils étaient les seuls à avoir dix imprimantes qu’ils pouvaient sortir de leur stock aussi facilement. Ils m’ont, à cette occasion, permis de prouver que dix imprimantes dans un atelier de création 3D au lieu d’une ou deux habituellement, cela changeait totalement la donne en terme de médiation et d’approche créative.

Julien Dorra Julien Dorra

Comment vous servez-vous de l’imprimante 3D au quotidien ?

Le pro et le perso se mélangent totalement. Je peux aussi bien faire des objets pour la maison, des jouets, que des expérimentations… Il m’arrive par exemple de pousser la machine dans ses retranchements, de voir ce que ça donne si j’imprime très vite. J’explore aussi le design paramétrique, l’idée de ne jamais imprimer deux fois exactement le même objet. Cette approche me semble n’en être qu’à son tout début, car il faut méler le code et le design, ce qui demande une double approche.

Quel est l’objet imprimé dont vous êtes le plus fier ?

Chaque objet est une nouvelle étape d’expansion des possibilités et à chaque fois on en est fiers. Pour le moment j’ai quand même une préférence pour une série de sculptures lampes avec des effets de lumière, programmées en OpenSCAD.

Julien Dorra

Comment voyez vous la 3D dans 5 ans ?

C’est un domaine qui va à la fois très vite et très lentement. Chaque année, ça évolue… Pour le prix d’une seule imprimante d’il y a cinq ans, on peut en acheter dix aujourd’hui, équiper une école. Le matériel est devenu incroyablement accessible. Mais le logiciel est encore en pleine évolution et sera une des clés dans les prochaines années. La certitude sur ce qui aura changé dans cinq ans, c’est que des millions de gens auront utilisé l’impression 3D. Pour eux, ça sera normal et ça aura modifié leur façon d’envisager les choses.